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Informations officielles du Parti Ecologiste

Rentrée 2010 : les cinq erreurs de Monsieur Chatel

La première erreur, c'est de considérer l'éducation et la formation comme un coût plutôt que comme un investissement pour l'avenir. Le non-remplacement d'un professeur sur deux, application aveugle de la RGPP, aura un effet infinitésimal sur la réduction du déficit public mais des conséquences importantes sur la qualité de l'enseignement donné à nos jeunes. Encore 16 000 postes supprimés cette année, ce sera moins de professeurs remplaçants, une augmentation des effectifs par classe, moins de temps disponible pour les élèves en décrochage... Ne sacrifions pas la dette éducative, sociale et écologique au seul profit de la dette financière.

La deuxième erreur, c'est de privilégier la défiance plutôt que la concertation. La mise en ?uvre à marche forcée de la réforme du lycée, qui commence par celle de la classe de seconde cette année, en est un parfait exemple. Défiance envers les élèves, qui, fait historique, commencerons l'année sans leurs manuels scolaires. Défiance envers les conseils régionaux, qui devront financer les manuels adaptés au nouveau programme au moment même où l'Etat assèche les finances des collectivités territoriales. Pour la région des Pays de la Loire, c'est un effort supplémentaire de 2 millions d'euros pour cette rentrée.

La troisième erreur, c'est de choisir l'obsession répressive plutôt qu'un soutien aux familles en difficulté. Il est plus facile d'occuper les médias en proposant la suppression des allocations familiales pour les familles des élèves absentéistes, mesure injuste et inefficace, qu'en proposant des solutions concrètes pour aider ces familles à sortir la tête de l'eau. De même qu'on ne lutte plus contre le chômage, mais contre les chômeurs (suspects de ne pas chercher du travail et de profiter de l'aide sociale), on ne luttera plus contre le décrochage scolaire, la démobilisation des élèves, les difficultés des familles, mais contre la prétendue ?démission? de parents qui, selon toutes les enquêtes et les recherches, s'avèrent plutôt ?démunis? que ?démissionnaires?. On sanctionne les personnes quand il faudrait s'attaquer aux causes, se demander pourquoi les élèves sont absents de l'école et pourquoi les familles ne peuvent ou ne veulent pas exercer leur autorité pour les amener à y aller.

La quatrième erreur, c'est de renoncer à donner aux enseignants les moyens suffisants pour exercer correctement leur mission. Les professionnels de l'éducation sont inquiets et désabusés ; ils oscillent entre rébellion et dépression. Il faut leur redonner la fierté du service public si essentiel qu'est l'éducation, l'autonomie et les moyens suffisants pour y réussir. Le temps nécessaire à la formation au métier d'enseignant est une brique essentielle pour relever ce défi. Les professeurs stagiaires seront dorénavant immédiatement en permanence face aux élèves sans temps de formation suffisant, comme si la formation au métier d'enseignant était un luxe dont on pouvait se passer.

La cinquième erreur, c'est de préférer la petite phrase et l'art de la communication aux réalités de terrain et à la pédagogie qu'il faut mettre en place. Le ministre vient d'annoncer que « toute violence verbale à l'égard des personnels entraînera une procédure disciplinaire, et toute violence physique donnera lieu à un conseil de discipline ». Pareille déclaration est doublement grave : elle montre que la réflexion du gouvernement sur la violence scolaire se limite à n'envisager que sa répression et pas sa prévention. En présentant cette orientation comme une nouveauté, il donne par ailleurs à croire que la sanction de tels actes serait devenue exceptionnelle. Il insulte ainsi les professionnels de l'éducation, qui, dans un contexte de réduction de la présence des adultes dans les établissements scolaires, n'ont pas attendu que le ministre leur rappelle que la violence devait être sanctionnée. Idem pour l'idée de faire lever les élèves à l'entrée en classe du professeur. La discipline émane du travail bien organisé et non l'inverse. C'est le sens de la formation du citoyen que doit promouvoir l'école : les règles et les interdits ne valent que par ce qu'ils autorisent ; les rituels par ce qu'ils rendent possible. Les cadres disciplinaires doivent faire l'objet d'une élaboration collective et avoir du sens pour tous les acteurs. Au risque de confondre l'éducation et le dressage.



Tous ensemble contre le racisme d'Etat

Prétendant lutter contre la délinquance, il rase les campements de familles en détresse et les expulse par charters.

Nicolas Sarkozy a été élu pour être le Président de tous les Français-es. Il devrait être le garant des droits fondamentaux de notre démocratie et des engagements internationaux de la France. En agissant ainsi, il a bafoué les principes fondamentaux de la République et rompu avec les responsabilités liées à sa fonction.

Ses déclarations ont créé la méfiance et la colère vis à vis de la France en Europe et dans le monde et mettent en danger le « vivre ensemble » entre tous les résidents de notre pays.

Nous ne voulons pas de cette image de la France, nous ne voulons pas de cette vision de la politique.

Pour retrouver l'esprit et la lettre des Droits de l'Homme, pour promouvoir et assumer les valeurs démocratiques qui sont l'histoire et l'avenir de la France, pour montrer une autre image de notre pays, les militant-es et les élu-es Europe Ecologie - Les Verts sont aux côtés des associations, des partis politiques, des citoyens engagés pour l'égalité, les libertés et la fraternité dans le monde d'aujourd'hui.

Pour la liberté, l'égalité, la fraternité entre les Français-es et les peuples : Disons non au racisme d'Etat.

Contre l'amalgame entre délinquance et immigration, contre le rejet des étrangers, contre le racisme d'Etat proclamé par Nicolas Sarkozy.

Europe Ecologie - Les Verts seront présents le 4 septembre dans tous les rassemblements contre le racisme d'Etat.

A Paris, Place de la République, ils seront notamment représentés par Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, et Eva Joly, députée européenne, et aussi :

Paris Denis Baupin Malika Benarab-Attou Jacques Boutault Jean-Marc Brulé Pascal Canfin Karima Delli Yannick Jadot Noël Mamère Jean-Vincent Placé Anny Poursinoff

Angoulème Nicole Kiil-Nielsen

Hénin-Beaumont Hélène Flautre

Marseille Jean Desessard

Montpellier Jean-Louis Roumegas

Mulhouse Djamila Sonzogni Jacques Muller

Nantes François de Rugy

Rodez Catherine Grèze

Toulouse François Simon

Valence Michèle Rivasi

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Chômage : quatre vérités que Lagarde ne vous dira pas

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Rentrée 2010 : les cinq erreurs de Monsieur Chatel

La première erreur, c'est de considérer l'éducation et la formation comme un coût plutôt que comme un investissement pour l'avenir. Le non-remplacement d'un professeur sur deux, application aveugle de la RGPP, aura un effet infinitésimal sur la réduction du déficit public mais des conséquences importantes sur la qualité de l'enseignement donné à nos jeunes. Encore 16 000 postes supprimés cette année, ce sera moins de professeurs remplaçants, une augmentation des effectifs par classe, moins de temps disponible pour les élèves en décrochage... Ne sacrifions pas la dette éducative, sociale et écologique au seul profit de la dette financière.

La deuxième erreur, c'est de privilégier la défiance plutôt que la concertation. La mise en ?uvre à marche forcée de la réforme du lycée, qui commence par celle de la classe de seconde cette année, en est un parfait exemple. Défiance envers les élèves, qui, fait historique, commencerons l'année sans leurs manuels scolaires. Défiance envers les conseils régionaux, qui devront financer les manuels adaptés au nouveau programme au moment même où l'Etat assèche les finances des collectivités territoriales. Pour la région des Pays de la Loire, c'est un effort supplémentaire de 2 millions d'euros pour cette rentrée.

La troisième erreur, c'est de choisir l'obsession répressive plutôt qu'un soutien aux familles en difficulté. Il est plus facile d'occuper les médias en proposant la suppression des allocations familiales pour les familles des élèves absentéistes, mesure injuste et inefficace, qu'en proposant des solutions concrètes pour aider ces familles à sortir la tête de l'eau. De même qu'on ne lutte plus contre le chômage, mais contre les chômeurs (suspects de ne pas chercher du travail et de profiter de l'aide sociale), on ne luttera plus contre le décrochage scolaire, la démobilisation des élèves, les difficultés des familles, mais contre la prétendue ?démission? de parents qui, selon toutes les enquêtes et les recherches, s'avèrent plutôt ?démunis? que ?démissionnaires?. On sanctionne les personnes quand il faudrait s'attaquer aux causes, se demander pourquoi les élèves sont absents de l'école et pourquoi les familles ne peuvent ou ne veulent pas exercer leur autorité pour les amener à y aller.

La quatrième erreur, c'est de renoncer à donner aux enseignants les moyens suffisants pour exercer correctement leur mission. Les professionnels de l'éducation sont inquiets et désabusés ; ils oscillent entre rébellion et dépression. Il faut leur redonner la fierté du service public si essentiel qu'est l'éducation, l'autonomie et les moyens suffisants pour y réussir. Le temps nécessaire à la formation au métier d'enseignant est une brique essentielle pour relever ce défi. Les professeurs stagiaires seront dorénavant immédiatement en permanence face aux élèves sans temps de formation suffisant, comme si la formation au métier d'enseignant était un luxe dont on pouvait se passer.

La cinquième erreur, c'est de préférer la petite phrase et l'art de la communication aux réalités de terrain et à la pédagogie qu'il faut mettre en place. Le ministre vient d'annoncer que « toute violence verbale à l'égard des personnels entraînera une procédure disciplinaire, et toute violence physique donnera lieu à un conseil de discipline ». Pareille déclaration est doublement grave : elle montre que la réflexion du gouvernement sur la violence scolaire se limite à n'envisager que sa répression et pas sa prévention. En présentant cette orientation comme une nouveauté, il donne par ailleurs à croire que la sanction de tels actes serait devenue exceptionnelle. Il insulte ainsi les professionnels de l'éducation, qui, dans un contexte de réduction de la présence des adultes dans les établissements scolaires, n'ont pas attendu que le ministre leur rappelle que la violence devait être sanctionnée. Idem pour l'idée de faire lever les élèves à l'entrée en classe du professeur. La discipline émane du travail bien organisé et non l'inverse. C'est le sens de la formation du citoyen que doit promouvoir l'école : les règles et les interdits ne valent que par ce qu'ils autorisent ; les rituels par ce qu'ils rendent possible. Les cadres disciplinaires doivent faire l'objet d'une élaboration collective et avoir du sens pour tous les acteurs. Au risque de confondre l'éducation et le dressage.



Tous ensemble contre le racisme d'Etat - Tous dans la rue le 4 septembre

Prétendant lutter contre la délinquance, il a brandi la menace de la déchéance de nationalité à l'égard de personnes identifiées par leur origine et non par leurs actes.

Prétendant lutter contre la délinquance, il rase les campements de familles en détresse et les expulse par charters.

Nicolas Sarkozy a été élu pour être le Président de tous les Français-es. Il devrait être le garant des droits fondamentaux de notre démocratie et des engagements internationaux de la France. En agissant ainsi, il a bafoué les principes fondamentaux de la République et rompu avec les responsabilités liées à sa fonction.

Ses déclarations ont créé la méfiance et la colère vis à vis de la France en Europe et dans le monde et mettent en danger le « vivre ensemble » entre tous les résidents de notre pays.

Nous ne voulons pas de cette image de la France, nous ne voulons pas de cette vision de la politique.

Pour retrouver l'esprit et la lettre des Droits de l'Homme, pour promouvoir et assumer les valeurs démocratiques qui sont l'histoire et l'avenir de la France, pour montrer une autre image de notre pays, les militant-es et les élu-es Europe Ecologie - Les Verts sont aux côtés des associations, des partis politiques, des citoyens engagés pour l'égalité, les libertés et la fraternité dans le monde d'aujourd'hui.

Pour la liberté, l'égalité, la fraternité entre les Français-es et les peuples : Disons non au racisme d'Etat.

Contre l'amalgame entre délinquance et immigration, contre le rejet des étrangers, contre le racisme d'Etat proclamé par Nicolas Sarkozy.

Europe Ecologie - Les Verts seront présents le 4 septembre Djamila Sonzogni, Jean-Louis Roumégas, Porte-parole des verts dans tous les rassemblements contre le racisme d'Etat.

A Paris, Place de la République, ils seront notamment représentés par Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, et Eva Joly, députée européenne, et aussi :

Paris Denis Baupin Malika Benarab-Attou Pascal Canfin Karima Delli Yannick Jadot Noël Mamère Jean-Vincent Placé Anny Poursinoff

Angoulème Nicole Kiil-Nielsen

Hénin-Beaumont Hélène Flautre

Marseille Jean Desessard

Montpellier Jean-Louis Roumegas

Mulhouse Djamila Sonzogni Jacques Muller

Nantes François de Rugy

Toulouse Catherine Grèze François Simon

Valence : Michèle Rivasi



Vert Contact Electro n° 132 - 27 août 2010



4 septembre 2010, Mobilisons nous !

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Tract Liberté Egalité Fraternité couleur


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Tract Liberté Egalité Fraternité noir et blanc


Bilan 2009-2010 des député-e-s Vert-e-s

Le document-bilan 2009-2010 est disponible

- en version papier sur demande au 01 40 63 60 82 ou par mail à bpompili.gdr@assemblee-nationale.fr

- et téléchargeable au format pdf en cliquant sur l'icône ci-dessous.



Bilan 2009-2010 des député-e-s Vert-e-s

Le document-bilan 2009-2010 est disponible

- en version papier sur demande au 01 40 63 60 82 ou par mail à bpompili.gdr@assemblee-nationale.fr

- et téléchargeable au format pdf en cliquant sur l'icône ci-dessous.



Contre la lapidation, samedi place du Trocadéro

Nous devons toutes et tous nous mobiliser pour l'égalité des droits entre femmes et hommes, contre la peine de mort, contre l'ignominie que représente la lapidation.

Sakineh Mohammadi a été condamnée par la justice iranienne à la lapidation pour adultère et complicité dans l'assassinat de son mari. Ce dernier chef d'accusation ayant été rajouté sans preuve mais pour justifier la sentence selon la défense et les organisations des droits de l'homme.

Nous devons nous mobiliser pour obtenir la libération de Sakineh Mohammadi et exiger l'abandon de ce type de châtiment.

Sakineh n'est pas un cas unique. Des milliers de femmes sont victimes au quotidien de l'obscurantisme.

Europe Ecologie - Les Verts seront représentés par Denis Baupin, adjoint au maire de Paris.



Informations officielles du Parti Ecologiste